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mercredi 23 mai 2012

20000 lieues sous les mers…du luxe !



   Coraux, étoiles de mer, coquillages : les habitants de l’univers subaquatique ont laissé leur habitat naturel pour rejoindre les armoires des femmes. En regardant les défilés printemps/été 2012, on a la sensation d’être plongé dans l’eau de mer.
 
    Le turquoise, le vert d’eau et le vert pâle deviennent les couleurs de prédilection de beaucoup de stylistes ; les tissus se font légers et fluides (jersey, mousseline en soie) et ondulent au rythme des pas en reproduisant les mouvements de l’eau. La mousseline vaporeuse imite les flots écumeux de la mer ; les robes sont enrichies par la broderie semblable aux branches de corail et s’ornent de paillettes bleu ciel rappelant les écailles des poissons.
    Les habitants des profondeurs deviennent les protagonistes imprimés sur les accessoires et, quelque fois, ils deviennent eux-mêmes des accessoires : voilà alors la minaudière en forme de coquillage nacrée et les étoiles de mer qui se transforment en bagues. Pour emporter toujours une partie d’océan.

Alessandro, chroniqueur mode

vendredi 9 mars 2012

Valentino : le dernier empereur


   A peine entrez-vous que vous vous retrouvez dans une grande salle blanche, très lumineuse. Le cadre est élégant et une musique de fond vous accueille. Au milieu de la salle il y a un grand cube : ses parois de verre rouge laissent entrevoir une longue robe rouge.
   Bienvenus ! Vous êtes au musée de Valentino, le grand couturier italien.
   Dans ce lieu magnifique, vous aurez la possibilité de consulter une grande quantité de documents, de voir des interviews à monsieur Valentino et à son associé, Giancarlo Giammetti, d’admirer des portraits et des photographies réalisés par les meilleurs photographes de mode et des artistes célèbres comme Andy Warhol. Mais surtout, vous pourrez admirer les meilleurs vêtements de haute couture que Valentino a créé au cours de 45 ans de carrière, regroupés en ordre chronologique ou par thème.
   Où se trouve ce musée ? Nulle part dans le monde réel : en effet, il s’agit d’un musée virtuel que vous pouvez installer gratuitement sur votre ordinateur (www.valentino-garavani-archives.org). Ce logiciel est surprenant et vous permet de découvrir l’histoire du travail étonnant du styliste.
   Valentino créa sa propre maison de couture à Rome en 1959 et il débuta sur la scène internationale trois ans plus tard à Florence : le succès fut foudroyant ! A partir de ce moment-là, sa maison a grandi énormément.
   En 2006 il apparut pendant quelques secondes dans le film “Le diable s’habille en Prada”, en s'interprétant lui-même. L’année suivante, Valentino fêta ses quarante-cinq ans de carrière en organisant une fête grandiose à Rome. Quelques mois après, il dit adieu au monde de la mode car sa maison avait eu des problèmes financiers. En janvier 2008, sa dernière collection défila à Paris. Aujourd’hui sa marque ne lui appartient plus.
On peut apprécier quelques aspects de sa vie en regardant le film-documentaire “Valentino : le dernier empereur” : un extraordinaire portrait qui parcourt les derniers moments de la carrière du couturier qui restera toujours le dernier empereur de la mode internationale.

Alessandro, chroniqueur mode


mercredi 15 février 2012

Alexander McQueen : beauté sauvage



Un esprit noir, gothique, romantique et une grande sensibilité, ont lui permis d’être un styliste-artiste visionnaire et moderne.

Le 11 février 2010, la veille des funérailles de sa mère, Alexander McQueen se tua dans sa maison de Londres. Il avait 40 ans, dont près de vingt dévoués à la mode. On l’a retrouvé pendu. Trois ans avant la mort de sa mère, il y eut le suicide d’Isabella Blow, la bizarre éditrice de mode qui avait découvert son talent et qui était devenue sa protectrice . Les drogues et l’alcool dont il avouait ne l’ont pas sûrement aidé à dépasser ces difficiles moments de sa vie.

Il y a un an, le Metropolitan Museum de New York lui a consacré une exposition sur le thème du romantisme intitulée  Alexander McQueen : Savage beauty, qui est aussi le titre d’un beau livre (disponible en anglais sur www.amazon.it ) que je vous conseille. Cette belle rétrospective regroupait environ cent modèles qui représentent les dix-neuf ans de carrière de McQueen depuis sa sortie de l’école d’art de Saint Martins à Londres.

Spectaculaires et si beaux, les vêtements créés par McQueen montrent une vraie sensibilité d’artiste. Il s’est toujours distingué par la mise en scène surprenante de ses défilés, qu’on peut revoir sur le site internet officiel du styliste (www.alexandermcqueen.com).

Il faut remarquer deux accessoires célèbres : le sac à main “Novak”, devenue vite un objet culte et non seulement un sac renouvelable chaque saison, et les incroyables (et probablement très inconfortables !) chaussures “Armadillo”, présentées au public à l’occasion de son dernier défilé “Plato’s Atlantis” (P/E 2010), utilisées par Lady Gaga dans son clip “Bad Romance”.

Ce qu’est remarquable de McQueen, c’est sa capacité d’être unique. “Il n’y a personne que fait ce que je 
fais”.

Grâce à Alexander McQueen, la mode et l’art ont trouvé un point de rencontre formidable qui étonne toujours et que je vous invite à découvrir.

Alessandro, chroniqueur mode

mardi 29 mars 2011

Garibaldi s'habille en Prada


Si vous voulez fêter les 150 ans de l’unité de l’Italie, vous pouvez peindre le visage en vert, blanc et rouge en brandissant un drapeau italien, mais si vous voulez en même temps montrer votre patriotisme et votre bon goût, vous pouvez vous rendre à une boutique Prada, où vous trouverez des vêtements qui rappellent la tenue de Garibaldi. Surpris ? Mais no. Souvent les couturiers les plus célèbres récupèrent des concepts et des styles des âges passées.
Donc, si vous aimez vous habiller comme les dames du dix-neuvième siècle, vous trouverez ce que vous cherchez chez Christian Dior ; John Galliano, le génial couturier anglais de la maison Dior (qui a été suspendu de ses fonctions de directeur artistique après de propos antisémites qu’il aurait tenus il y a un mois), propose une femme élégante et un peu austère, avec des gants en cuir noir et un chapeau qui lui donnent une image peut-être excentrique mais très séduisante.
Comment ? ça coûte trop cher ? Eh bien, vous pouvez trouver beaucoup de produits tricolores dans tous les magasins, comme les baskets Geox à 120 euros ou le costume de bain Yamamay pour homme à 20 euro. Il y a l’embarras du choix . En tous cas, vive l’Italie !

Alessandro